Lundi 20 décembre 2004
1
20
/12
/Déc
/2004
00:00
Que la journée fut longue, harassé par la fatigue de cette folle péripétie qui ne sarrêtait pas. Un petit dodo dans lavion, même pas mangé, et puis me voilà à Jaipur. Personne. Tant pis. Je prends un ticket de taxi « prepaid » histoire de ne pas commencer à me faire ballader et je demande lhôtel Narain Niwas. Attention le taxi ! Même si à cette heure matinale il ny a pas encore grand monde sur la route, cest chaud ! Zigzags, slaloms et klaxons sont au rendez-vous. Arrivée devant lhôtel. Pour y accéder, un peu de terre battue, une belle façade au milieu de décombres, et passant sous une belle porte (Pol en hindi) on se retrouve dans un bel espace assez grandiose avec arbres et pelouse, et puis lhôtel. Belle bâtisse quon ne sattend pas à trouver là quand on est dans la rue. Bonjour, je mappelle
. Quoi ? Il ny a pas de chambre pour moi ? Je suis crevé, pas très propre, et jaurais bien voulu métendre un peu
Bouh, ma résa ne commence que demain. Mais je fais quoi, today ? Entre leur accent prononcé et laccumulation des émotions et des heures de veille, la discussion est difficile. Je prends quand même un breakfast et je minstalle dans un salon aéré en attendant que le responsable arrive. Je massoupi et vers 9h50 am, je vais une nouvelle fois me renseigner sur mon prochain couchage. Bien entendu, je nai pas de numéro de téléphone et donc personne à contacter, et comme personne nest venu me chercher, je me retrouve un peu esseulé, dans un pays que je ne connais pas, sans trop savoir quoi faire. Bonne entrée en matière ! Il ny a définitivement pas de chambre de libre ce soir, mais le responsable me dit quand même quil va me conduire à un autre hôtel où il reste des places. Et à force de le harceler, il trouve un numéro sur un bout de papier, quil compose sans tarder, et il tombe sur mon bienfaiteur : DB. Bon, je nai pas bien compris qui cétait, mais la grosse fatigue aidant
Il me dit quand même quil viendra me voir à midi. Je vais donc à lautre hôtel en mobylette à trois roues (rickshaw à moteur), et je minstalle , non sans avoir rempli la fiche qui va bien. Lavage, séchage, repassage et habillage sont les quatre mamelles dune remise sur pied temporaire. Je lave un peu de linge car mon stock est limité et je dors, enfin jessaie car il ny a rien de concluant. Vers 12h30 am, le téléphone sonne : cest DB qui mattend. Il me propose de memmener voir les boutiques dhabillement vu que je nai rien à me mettre pour la cérémonie. Nous prenons sa petite voiture avec chauffeur. Je remarque que toutes les voitures sont petites, pas très nombreuses, très peu de 4X4, mais énormément de cyclos de toutes sortes. Et la conduite devient encore plus sportive car les indiens sont debouts maintenant, et ils arrivent dans tous les sens à coups de klaxon ! Nous arrivons au bureau de DB, et il me présente une autre personne, « Dimet », qui memmène faire les boutiques en
moto (Honda 50). Ca cest du sport. Là tu fermes les yeux, tu rentres les jambes, tu taccroches plus fermement à la barre derrière toi. Ouf, cest passé ! Nous allons dans un premier magasin type « Brice » : pas pour moi. Je demande quelquechose de plus typique, et il me conduit ailleurs avec slaloms et frayeurs compris. Là je trouve enfin du typique, brodé et coloré avec gilet, écharpe, et tuniques parsemés de fils dorés ou argentés. Je me décide pour un costume noir avec un gilet aux reflets rouge carmin et lécharpe assortie, et une chemise à col Mao rouge aussi. Je repasserai demain.
Commentaires